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Et si nous arrêtions de toujours vouloir tout contrôler ?

Un mille-pattes vivait très heureux jusqu’au jour où il rencontre une fourmi qui l’interpelle : « à chaque fois que je te vois passer, je me demande comment tu fais avec toutes tes pattes ? Dans quel ordre les bouges-tu ? tu avances l’une puis l’autre ? toutes celles de droite puis toutes celles de gauche ? tu alternes différemment ?

Se mettant à réfléchir à la question, le mille-pattes se retrouva dans l’incapacité d’avancer. Le mille-pattes s’est morfondu longtemps en réfléchissant à la question de la fourmi, jusqu’au jour où une jolie petite mille-pattes est apparue. Tout émoustillé, il s’est précipité pour la suivre, sans plus réfléchir à l'ordre de ses pattes…


Le compromis entre désirs individuels et contraintes sociales nécessite un ajustement permanent ; le contrôle fait ainsi partie intégrante de la vie en société. Mais cela peut amener à la perte de contrôle…

Combien de fois ai-je entendu mes patients me dire : « je dois me contrôler ! » ou encore « si je ne contrôle pas tout, je panique » : contrôler ses émotions, contrôler ses réactions, contrôler ses pensées, ses peurs, ses colères…mais aussi contrôler ses enfants, son conjoint/te, sa vie professionnelle,…

Chaque fois que nous ressentons une émotion que nous estimons ne pas devoir ressentir, nous tentons de la contrôler : s’efforcer de ressentir ce qu’on ne ressent pas ou lutter rationnellement contre ses émotions. Comme si les émotions se laissaient contrôler.

Mais qui ressent l’émotion ? Moi ! Donc « JE » vais lutter contre « MOI »…

Comme si la lutte contre soi-même pouvait mener à quelque chose, pouvait mener à une victoire…

Tout cela vient de la conviction que nous avons prise sur la situation / sur l’émotion, que nous pouvons la contrôler ; de la volonté que nous devons avoir prise sur la situation ! Rien n’est plus effrayant pour nous qu’une situation hors de contrôle.

Or c’est précisément quand nous voulons tout contrôler que nous perdons le contrôle…

Et si nous renoncions un peu à agir ? La simple idée d’avoir un problème et de ne rien faire est effrayante. Pourtant, réfléchissez…la dernière fois que vous étiez bien, pleinement heureux, étiez vous en train d’agir, de réaliser avec effort une action intentionnelle ou étiez-vous au contraire en train de vous laisser porter par la vie ?

C’est loin d’être facile mais cela vaut le coup d’essayer !



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Bérangère DURAND MATHIEU
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